Chiffres clés

La culture du blé dur en France

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Evolution des surfaces et rendement

Le blé dur est cultivé en France depuis les années 50. Les surfaces sont restées modestes jusque dans les années 70, avec une production principalement localisée dans le Sud-est de la France. Dès 1987, on assiste à une forte augmentation des surfaces dans le Sud-Ouest et le Centre pour atteindre plus de 450.000 ha en 1991. Le niveau le plus haut a été atteint en 2010 en franchissant la barre des 500.000 ha. Depuis quelques années, on assiste à une érosion des surfaces dans les quatre bassins de production qui s’explique par la suppression de certaines aides et des écarts de prix avec le blé tendre souvent insuffisants. Ces dernières années, les surfaces dédiées au blé dur oscillent autour de 300 000 hectares.

Avec 4 % de la surface céréalière et 3 % de la production de céréales en France, le blé dur est la 4ème céréale de France.

Evolution des surfaces de blé dur en France.
©ARVALIS – Institut du végétal

Parallèlement, des progrès ont été réalisés notamment grâce à la recherche variétale, ce qui a permis de faire significativement progresser les rendements. Avec des rendements moyens de l’ordre de 55 q/ha, la France se classe au 2ème rang mondial juste derrière le Mexique où l’intégralité des blés durs sont irrigués. Le Canada et les Etats-Unis affichent des rendements autour de 30 q/ha.

En France, près de 24 000 exploitations cultivent du blé dur.

Source : SSP, recensement 2010

La sélection du blé dur en France en quelques chiffres

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  • 4 programmes de recherche privée

  • Budget global d’environ 3M€ (hors coûts de développement)
  • Une vingtaine de chercheurs et techniciens dédiés (+ de nombreux saisonniers)
  • 1000 nouveaux croisements réalisés chaque année
  • 150 000 lignes de pépinières
  • 20 000 parcelles d’expérimentation réparties sur une quinzaine de sites

Depuis plusieurs années nous assistons à une concentration des acteurs en blé dur, et depuis peu à un désengagement de certains semenciers. Les surfaces emblavées en blé dur s’érodent d’année en année et les royalties perçues par les obtenteurs (vente de semences certifiées) régressent, entrainant inéluctablement une diminution des ressources financières dédiées à la recherche sur le blé dur. Il est pourtant essentiel de conserver une recherche innovante et vectrice de progrès pour maintenir le dynamisme de toute la filière blé dur française.

Les débouchés et l’utilisation du blé dur français

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Que devient la production française ?

Avec des surfaces oscillant autour de 300.000 ha, la collecte française s’établi autour des 1 800 000 tonnes chaque année. La France représente ainsi 22% de la production européenne et 5% de la production mondiale qui est largement dominée par le Canada et l’Italie.

Sur les 1,8 Mt de blé dur produites :

  • 600 000 tonnes de blé dur sont transformées.
  • 500 000 tonnes de semoule sont produites.
  • 240 000 tonnes de pâtes alimentaires sèches et 91 000 tonnes de couscous sont produites.

Sources : CFSI / SIFPAF

La filière Blé dur en France.
© France Agrimer

Près des 2/3 des de la production française sont destinés à l’export, dont plus de 60% vont vers des pays de l’Union Européenne. Arrivent ensuite les pays du Maghreb, et plus particulièrement l’Algérie.

Environ 600 000 tonnes de blé dur sont écrasées par les semouleries françaises. 75% sont transformées en pâtes alimentaires et couscous, et 15 à 20% de la semoule produite en France est exportée.

L’alimentation humaine représente l’unique débouché du blé dur produit en France.